Les contes d’Humahuaca, de Bernard Giraudeau

les contes d'humahuaca

« Rafraîchissants », « plaisants », « drôles », « merveilleusement racontés », sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit à la fin de l’écoute de l’enregistrement des Contes d’Humahuaca. Quand on est adulte, entrer dans l’univers d’un conte, c’est redevenir pendant un court moment l’enfant que l’on a été. C’est un bain de fraîcheur dans l’univers insouciant de l’enfance et, ô joie : c’est observer son imaginaire décoller comme une fusée !
À écouter sans limite d’âge, seul(e) ou en compagnie des ses enfants, de ses petits-enfants, avec ses élèves en classe… Bienvenue  au pays de l’Imaginaire !

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Jeux de Bâle (14)

Dans le musée, quand on parcourt la longue galerie « biographique », à ciel presqu’ouvert, dédiée à Jean Tinguely, on débouche inéluctablement sur la « une » d’un journal suisse annonçant sa mort. Comme une roue dentelée dont le moteur aurait soudain lâché.

Mais revoir en photo la fontaine de la place Stravinsky à Paris (devant l’Ircam) produit comme un effet miroir avec le son coupé. Il est vrai que la plupart des « installations » de Tinguely sont inventées pour créer leur propre univers musical, dès lors qu’elles tournent ou moulinent en permanence : une simple image ne suffit pas à rendre leur relief et leur dimension en 3, 4 ou 5 D, telle qu’elle a été voulue à l’origine par l’artiste. Celui-ci laisse d’ailleurs au visiteur, en appuyant du pied sur un simple « buzzer » rouge ou noir, le plaisir de déclencher lui-même cette « mécanique des solides » (et des fluides) : une petite vidéo montrera bientôt ici même ces dispositifs ludiques en action.

Vers la fin de cet épisode, on retrouve la fameuse Mobylette Peugeot de Wim Delvoye laissée là (dans son étui) par une sorte de hasard saccadé, et réel instrument de musique d’échappement que les amateurs de deux-roues motorisés ont gardé dans les oreilles et peuvent encore imaginer, voire peut-être rencontrer, au coin d’une rue.

(Wim Delvoye, Étui pour une Mobylette, 2004.)
(Toutes les photos peuvent être agrandies.)

(Sonny Rollins, Strode Rode)

[ ☛ à suivre ]

SULAWESI – I

Vous allez me dire : Et Kuala Lumpur ? Mais oui, nous sommes bien arrivés à KL, notre port d’attache,nous y avons passé 3 nuits +1

La première : Le voyage a été interminable,on s’est effondrés le soir tôt, 2 heures plus tard impossible de fermer l’oeil.

La deuxième nuit nous nous sommes réveillés à midi (ce qui ne nous était pas arrivé depuis au moins 50 ans!)

La troisième nuit…je ne m’en souviens plus! Nous avons refait nos sacs en triant ce qui restait à l’hôtel Prescott (notre seconde maison, je vous le recommande -celui de Medan Tuanku) et nous avons pris le train de l’aéroport pour nous rapprocher car notre vol était à 8h du matin.

KLIA Transit 18,30 MYR jusqu’à Salak Tinggi (c’ est un métier, J’ai cherché sur Internet!) .

De là un bus gratuit ( à KL, il y a des bus gratuits partout !)nous a déposés à deux pas de notre hôtel .

Là nous sommes à Kota Warisan, un endroit improbable, rien que des constructions neuves et pour la plupart vides, devant l’autoroute.

Le seul endroit un peu animé c’est le supermarché et c’est samedi après-midi !

Bref, on s’est traînés et puis nous avons dîné à côté de l’hôtel.

Le resto aurait mérité d’être sur TripAdvisor, J’ai mangé un biryani délicieux !

Nous nous sommes couchés très tôt ( réveil à 4h30!) , difficile de trouver le sommeil.

Voilà, ça valait le coup que je vous raconte ?

J’allais oublier: il a plu tous les jours, toute la journée ! D’habitude c’est un gros orage dans l’après midi et il vaut mieux être à l’abri! Là, c’était un petit crachin pas gênant, de l’eau tiède, même pas l’impression de mouiller !

Mais la cerise sur le gâteau la voici: devant l’hôtel Sheraton, la Porsche du plus gros Frimeur de Malaisie !

MAKASSAR

Depuis hier nous sommes à Makassar.

Tout de suite à l’hôtel un type (un philanthrope!) nous a sauté dessus pour nous vendre un circuit au Pays Toraja

On va plutôt se débrouiller seuls et on verra sur place.

La ville est étendue,un peu sale, le truc à visiter c’est le Fort Rotterdam bâti il y a quelques siècles par les…les….hollandais Bravo!

Mais hier dimanche, on était dans le pâté et lundi…c’est fermé !

Et il pleut des cordes.

Nous allons au bureau de change et nous voici soudain « multimillionnaires »: pour 300€ on nous donne 4 800 000 IDR (indonesian rupiah)

Mardi: bus Makassar-Rantepao, 10h de bus pour rejoindre la capitale du Pays Toraja!

Le bus est très confortable, les sièges s’allongent et les jambes se relèvent, il s’arrête très souvent, je fais plusieurs petits sommes, c’est mieux que l’avion!

À l’arrivée, 21h, nous tombons sur John, ou plutôt :John nous tombe dessus! Il nous aide à trouver notre hôtel, il parle français (on ne comprend pas toujours mais ça ira de mieux en mieux !!!)

Rendez-vous demain matin 8h30.

RANTEPAO

La capitale du pays Toraja serait sûrement plus agréable si les gamins à scooter remettaient leurs pots d’échappement

Le terrain de foot

L’église protestante devant la colline de la croix toraja

Nous sommes tout de suite dans le vif du sujet, John nous annonce qu’il y a une importante cérémonie funéraire à Tambulan

En effet après 1h de route le long d’un paysage bucolique

Ici les femmes repiquent le riz

Là,c’est déjà la récolte

nous arrivons sur les lieux:

Autour d’une maison traditionnelle face aux greniers à riz ont été montées une quarantaine de « maisons provisoires » chacune abrite un membre de la famille (famille élargie aux enfants adoptés, aux enfants d’ une première épouse ou d’un premier mari, aux neveux et nièces ..etc)

Un premier groupe défile en procession jusqu’à la tribune d’honneur (ça va durer toute la journée !)

Aujourd’hui nous célébrons les funérailles d’un couple, le mari, 93 ans, était le chef du village, son épouse est décédée peu de temps après lui à 90 ans .

Ils sont restés (momifiés) dans une chambre de la maison traditionnelle (Tongkonan) pendant plus d’1 an.

Lorsqu’une personne meurt on dit qu’elle est « malade » tant que le rituel n’a pas été accompli, et on la garde dans la maison. Un drapeau blanc signale qu’il y a un défunt .Ça peut durer jusqu’à 2ans ou plus.

Si la famille ne souhaite pas accomplir des funérailles rituelles, il faut procéder à l’enterrement immédiatement.

Les invités offrent des animaux qui seront sacrifiés pour aider l’âme des défunts à s’élever vers le ciel.

Aujourd’hui on sacrifiera une vingtaine de buffles et plus de 50 cochons dont la viande sera répartie entre les invités ( les proches n’ont plus mangé de viande depuis le décès )

La viande de porc cuit de longues heures dans le bambou avec beaucoup d’herbes, d’épices et d’aromates.

Les touristes sont invités à participer (on fait une offrande, 2 cartouches de cigarettes)

Le chef de la maison provisoire n° 23 nous invite à nous asseoir chez lui, on nous offre un délicieux café et des biscuits.

Le spectacle peut commencer:

Les cochons sont trimballés sans ménagement accrochés à des bambous, ils sont sacrifiés à l’arrière.

On amène les deux premiers buffles. Ça se passe assez rapidement, la gorge est tranchée mais ils mettent un certain temps à mourir.

Je ne voudrais pas regarder mais en même temps j’éprouve une sorte de fascination morbide.

Pendant que l’on dépèce les animaux on nous invite à voir les cercueil des défunts (parfois les momies sont présentées aux assistants !)

Puis arrivent une dizaine de buffles, ceux-ci sont plus nerveux, ils voient ce qu’il reste de leurs congénères !

Vous trouvez ça barbare, moi aussi, mais sachez qu’auparavant….on sacrifiait les esclaves!

Une nouvelle procession recommence, nous quittons la cérémonie avant le prochain sacrifice.

Demain la journée sera consacrée au sacrifice de 100 cochons et de 40 buffles ( un buffle coûte de 30M de rupiah jusqu’à 100M:6090€)

Après demain il y aura des combats de coqs et l’enterrement aura lieu le surlendemain.

Avant de rentrer à Rantepao,. nous passons voir l’arbre où sont accrochées les dépouilles des « bébés morts avant d’avoir des dents »

L’enfant est enveloppé dans un tissu blanc avec un os de poulet et du riz cuit (pour le voyage), un proche , le père ou le grand-père creuse un trou dans le tronc et y dépose le petit corps, qu’on recouvre de tissu végétal. L’arbre en grandissant aidera l’enfant à s’élever vers le ciel.

Au pays Toraja chaque moment important de la vie et de la mort est strictement encadré par un rituel immuable.

La naissance, le passage à l’âge adulte, le mariage, la construction d’une maison (la cérémonie pour l’inauguration de la maison peut revenir plus cher que la maison elle-même !), la mort enfin.

Les Torajas sont chrétiens, en majorité protestants, depuis l’occupation hollandaise mais ils ont conservé leurs coutumes ancestrales.

Le gouvernement central indonésien le tolère à condition que les enfants reçoivent une éducation religieuse.

Pour terminer sur une note plus légère voici quelques maisons Torajas

La maison traditionnelle est uniquement faite de bois et de bambou.Tout est assemblé par des chevilles ou des ligatures:

Ni clou ni vis!

Cette belle maison a une toiture naturellement végétalisée.Les cornes de buffle de la façade témoignent de la classe sociale du propriétaire.

Nos plus belles photos de randonnée

Nous partons dans quelques mois pour Hawaï où nous ferons de nombreuses randonnées pédestres. Évidemment, des paysages majestueux sont à prévoir sur Oahu, là où nous nous établirons pour deux semaines. Entre temps, nous vous proposons nos plus belles photos de randonnée pour vous inspirer – ou vous donner hâte à l’été – en attendant que nous revenions de ce voyage de rêve et que nous vous bombardions de superbes photos.

Parc national des Grand-Jardins, Québec, Canada

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Dinosaur Provincial Park, Alberta, Canada

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Jasper National Park, Alberta, Canada

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Parc national des Calanques, Provence, France

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Mont Orford, Québec, Canada

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Parc national Kouchibouguac, Nouveau-Brunswick, Canada

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Jasper National Park, Alberta, Canada

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Parc national de la Mauricie, Québec, Canada

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