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Les bonnes adresses de Budapest pour manger

Salut tout le monde, comment allez vous ? Aujourd’hui on se retrouve pour que je vous parle de mes bonnes adresses à Budapest. Je ne sais pas si vous le savez mais j’y suis partie durant les vacances de la Toussaint durant une semaine, et j’ai pu y tester de nombreux restaurant.

Il faut d’abord savoir que la Hongrie a pour spécialité, le viande (très peu de poissons), la soupe,… presque tout leurs plats sont à bases de viandes. Ne voulant pas manger que de la viande durant notre voyage, nous nous sommes tournés vers des restaurants proposant différentes variétés en termes de plats.

Petite parenthèse, en Hongrie dans la plupart des restaurants ils rajoutent automatiquement sur votre addition le pourboire. Si vous n’en donnez pas, cela sera mal vu. Si vous voulez plus de précision je vous conseille le guide du routard de Budapest.

Pizzeria Italian Kitchen

Bajcsy-Zsilinszky ut 9., Budapest 1065, Hongrie

Le premier soir nous n’avions pas envie de nous casser la tête alors nous nous sommes rendu dans une chaîne de pizzeria. Une bonne ambiance, des lumières dans un style industriel, la cuisine qui s’offre à nous où l’on peut voir la préparation des plats. Des pizzas bonnes, facile à finir grâce à une fine pâte et une garniture sans excès.

Nous avons été satisfaits de nos pizzas avec un personnel qui a été très accueillant et aimable.

Urban Betyár

Oktober 6 Utca 16-18, Budapest 1051, Hongrie

Un restaurant trouvé par hasard qui nous a bien tenté en lisant la carte. Nous y sommes rentrés et avons découvert un lieu simple mais très accueillant de part un personnel souriant, drôle et très qualifié dans leurs domaines. J’avais pris des pâtes aux épinards et c’était délicieux. On sent à peine les épinards mais ils rajoutent une touche de légumes très agréables. Ma mère avait pris de la viande je ne saurais plus vous dire quoi mais ayant goûter c’était tout aussi divin. Les desserts ont aussi été un régal. Aucune déception pour ce restaurant.

Le plus de ce restaurant se cache au rez-de-chaussée. En s’y aventurant vous découvrez un musée, je suis désolé de vous le dire mais je ne sais plus sur quoi il porte tout ce dont je me souviens c’est des anciens vêtements, des reconstructions de pièces, je n’y suis pas restée longtemps car les plats sont arrivés quand j’y suis allée. Mais c’est un vrai plus pour ce restaurant.

 

 

 

Jamie Oliver’s Pizzeria

Jamie's Pizzeria Gozsdu 1072 Budapest Király street 13.

Alors si vous voulez dans cette pizzeria elle se situe dans une ruelle à restaurant, nous avons eu du mal à la trouver. Les pizzas y sont bonnes mais sans plus, elles ne sont pas à tomber par terre, un peu comme Pizza Paï chez nous. Petit conseil aussi, mon père avait pris une pizza Angry Pepperoni dans mes souvenirs et c’était très piquant alors si vous n’aimez pas trop tout ce qui pique ne la prenez pas. Les desserts par contre y était très bons.

Le personnel est très accueillant et gentils, l’atmosphère est agréable même si un peu bruyante.

Grand Café

Budapest, Andrássy út 46, 1061 Hongrie

Lors de notre dernier déjeuner à Budapest, il se faisait déjà tard pour manger alors nous nous avons ôté pour un restaurant, café assez rapide. Au Grand Café, situé près du musée de la photographie et de l’Opéra, nous avons opté pour des paninis mozarella, pesto, une omelette et un bagel aux chèvres. Tout cela était très bon ainsi que les jus de pêches et de pommes. Je vous recommande vivement ce café où nous sommes vite servis, avec une belle présentation et un bon accueil.

 

 

Allez moi je vous laisse et on se retrouve ici ou sur Instagram. Bisous !

San Francisco, Etats-Unis

San Francisco, là où la tolérance se mêle avec les cultures.

Pour en savoir plus sur San Francisco cliquez-ici.

Découverte de la Sardaigne : Camping ou b&b ?

Comme vous le savez peut être,  je suis partie en Sardaigne en septembre. Et pour l’occasion,  j’ai décidé de vous proposer un article assez particulier sur les hôtels choisis lors de mon séjour. J’ai eu l’occasion de louer une voiture à Cagliari, de faire tout le tour de l’île et de tester plusieurs camping, hôtels et b&b. C’est que j’évoque dans cet article.

Mon séjour a débuté par la capitale  :

CAGLIARI

Hôtel Cagliari : « Fu self catering »
– Bon rapport qualité prix : 45e pour une nuit
Ce qui était marrant c’est que l’on avait l’impression d’être dans une chambre pour quatre puisqu’il y avait deux lits superposés qui se faisaient face.
– l’hôtel est pas loin du centre ville, comptez environ 10 minutes à pieds.
– Zone plutôt résidentielle même s’il y a quand même quelques bars en bas de l’hôtel.
Côté sanitaire, il y avait une salle de bain avec WC, sur le palier. Au départ je craignais de devoir attendre que la place se libère mais aucun problème de ce côté ;) rappelons le  : j’y étais à la fin de l’été.

Camping Tonnara sur l’Ile Sant’Antioco
Pour notre deuxième étape, nous avons été sur l’île Sant’antioco c’est ici que j’ai testé ma toute, toute première dans un camping. Et oui,  il faut bien une première fois à tout ^^
Le camping Tonnara est très bien. C’est un 4 étoiles. Il faut savoir que les campings en Sardaigne sont très souvent des trois ou quatre étoiles. Donc le confort est plutôt pas mal.
Nous avons d’abord choisi notre emplacement en fonction de la place restante.
Le petite  bémol était que nous étions logés tout proche d’une grande famille d’origine italienne. Et ils parlaient fort en particulier la nuit. Ce qui était vraiment gênant.
Hormis cela l’accueil était très bien. Même en arrivant tard, après 20h (heure annoncée de fermeture) il y avait quand même le garçon du bar du camping pour nous ouvrir. C’est le barman qui a fait le check in :)
Côté sanitaire, ils étaient propres et étaient nombreux donc nous n’avions pas besoin d’attendre.

En plus, le camping possède même sa plage privée

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Notre troisième étape et première nuit dans un B&B « Metalla » à Iglesias
Gros point positif : très central,  à peine 5 minutes à pieds du centre ;(
En plus, dans le prix de la nuit était compris le petit déjeuner. Même s’il était léger (boisson chaude et cake) c’était appréciable.
Petite mention spéciale pour la chambre à l’effigie de Marilyne Monroe.
Concernant la salle de bain nous avions la nôtre. L’hote avait ajouté le strict nécessaire pour prendre la douche (gel douche,  shampoing)
Le prix : 45e

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Camping Piscinas
Très bien et vraiment proches des dunes.
Même si le chemin n’est vraiment pas pratique pour la voiture du fait de l’état de la route, ou plutôt du chemin de terre. Et comme il a plu la nuit qui précédait, il y a eu quelques éclaboussures sur le bas de caisse mais rien de dramatique.
L’emplacement choisi était proche des toilettes. Donc pratique, même la nuit on ne sait jamais si on a une petite envie pressante  :-p
Concernant le stationnement ce n’était vraiment pas facile de se garer, la route  était très en pente. Et donc la voiture nous le faisait bien savoir, le moteur surchauffait
Ce qui était bien cool, c’était le restaurant assez grand et qui proposait de bons plats locaux.
Concernant les sanitaires :douches chaudes mais payantes. Ce qui m’a un peu surpris sachant qu’au premier camping, c’était compris de le tarif (en réalité, avec cette « option », cela revenait au même prix).
Les deux premiers camping coûtaient chacun 21e.

 

B&B « II fiordaliso di Alghero » (comme son nom l’indique, il se situe à Alghero)
Sur l’île de la Maddalena, nous avions remarqué un camping sur internet. Mais nous sommes arrivés trop tard, il avait fermé quelques jours avant malheureusement, la saison estivale terminée.
Le B&B d’Alghero est sans doute mon préféré.  Une hôte vraiment bienveillante, attentionnée. Un très bon couchage.
Un bon petit déjeuner à volonté.
Un logement central, à 10 minutes à pied du centre historique
Tout le contraire du B&B testé sur l’ile de la Maddalena.
Et un bon rapport qualité/prix : 46e

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Camping Badesi
Ce camping a l’avantage de proposer des tarifs à moindre coût :  12e
Nous avons eu le choix de rois pour choisir l’emplacement. Et en plus, il était plat donc aucun problème pour monter la tente ni même pour garer la voiture.
Le petit hic,  était les sanitaires pas toujours très propres. Et surtout, j’avais peu d’espace pour mettre les affaires.
Le camping était nettement plus vide que les autres testés auparavant.
Il faut bien noter que pour arriver au camping ce n’est pas pratique puisque c’est un chemin de terre très étroit.
B&B « Tra rocce & Mare » à La Maddalena
B&b pas vraiment  pratique car beaucoup de choses étaient défectueuses. Comme par exemple,  la cuvette des toilettes qui était  fêlée. Le gel douche manquait, heureusement que nous avions le nôtre. Il n’y avait pas non plus de carte de la ville à part une,  qui était affichée dans l’entrée.
Un autre point noir était la distance  pour se rendre au centre historique : 20 minutes à pieds et un prix un peu excessif à mon goût (52e) par rapport au prix des campings, référence,  pour nous).

Avant dernier logement et dernier camping
Camping Cala gonone
Le plus cher que l’on est fait sur l’île environ 25e (avec taxe comprise) même si je pensais qu’en camping il n’y en avait pas
Avec beaucoup d’espaces pour les tentes
C’est là qu’il y avait le plus de tentes
Conseil : arriver tôt pour avoir une bonne place
Même en septembre nous avons été surpris de voir autant de monde
Grand espace pour les douches et les sanitaires
Belle et grande piscine avec les vues sur les montagnes en fond.

Notre dernier logement
B&b Cagliari : Da Laura
Proche du centre ville et à 12 minutes en voiture de l’aéroport. Notre premier objectif pour la dernière nuit était d’être à proximité de l’aéroport.
Nous n’avons pas pris le petit déjeuner car nous sommes partis à 7h15 de la maison d’hôte. Et lorsque nous l’avons dit à l’hôte il nous a dit que ce ne serait pas prêt. Je trouve qu’il aurait quand même pu faire un petit effort en préparant des choses faciles en avance.
Je reconnais que l’hôte est serviable. Pour la petite anecdote, le soir où nous sommes arrivés, le mécanisme de la porte qui était magnétique s’est bloqué et sommes restés coincés dans la chambre.
Nous avons eu très peur de rater notre avion.
Heureusement, l’hôte airbnb est venu tout de suite sauf que c’est qu’après une vingtaine de minutes et après nous avoir dit qu’il avait soulignés qu’il avait eu beaucoup de clients qui étaient venus et que personne n’avait eu de problème avec la serrure, qu’il nous a décoincé.
Donc il est certes serviable mais pas vraiment agréable.

J’espère que mon article sur la Sardaigne et vous aidera à découvrir cette merveilleuse ile ;)

Milan ou pas

 Je parie que les premières pensées qui vous viennent sont “shopping”, “mode” ou d’autres mots du même genre. À cause de ces clichés à propos de Milan, ce n’était pas notre premier choix lorsqu’il nous fallait décider de la ville italienne à visiter, entre Rome et celle-ci. Une seule chose a fait pencher la balance vers Milan… le fait qu’en voyageant en train, mon fauteuil roulant ne courrait pas le risque d’être endommagé en soute. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais eu autant de mal à organiser un voyage… Je vais tout vous expliquer. Avant toute chose puisque nous sommes encore au mois de janvier, je vous souhaite une excellente Année 2019.

Les billets

Première étape: Nous avons réservé nos places sur le site de la SNCF. Le voyage s’effectuerait en deux parties. De Bruxelles-Midi à Paris-Nord et de Paris Gare de Lyon à Milano Porta Garibaldi Stazione.

Deuxième étape: Un fois les billets reçus, par voie postale, il me fallait réserver les assistances qui me permettraient de monter et descendre des trains. Pour la Belgique, le numéro à appeler est le 025 28 28 28; Pour la France, il y a un formulaire en ligne à remplir et des numéros à appeler, ainsi qu’une adresse mail. Jusque là, vous vous dites peut-être, comme moi, que tout ça est très bien organisé… c’était sans compter sur le rejet de la demande par “Accès plus”, le service français.

2019-01-09

Pourquoi ce refus? Parce que les billets ont été achetés sur le site de la SNCF et que sur celui-ci il était impossible de signaler le besoin d’une place adaptée à un fauteuil roulant. Les gars, si vous voyagez en fauteuil roulant, je sais que c’est vraiment tentant, parce que plus rapide, d’acheter vos billets en ligne mais, il vaut mieux le faire à un guichet de votre ville et interagir avec l’humain qui y travaille. Cela vous évitera de vivre des situations similaires à celle que vous allez lire.

Il me fallait donc changer les billets, mais pour cela, il était nécessaire de se rendre dans une boutique SNCF en Belgique. Pas si compliqué, n’est-ce pas? Eh bien, à la Gare du Midi, il y a bien des guichets de la SNCF. Oups! Les billets papiers achetés sur leur site ne peuvent y être échangés. Après de nombreux appels vers la France pour expliquer la situation, on m’informe de me rendre dans la seule boutique SNCF qui se trouvait dans la rue Louise (Bruxelles). Chouette! Dès le lendemain, j’y étais. La version courte, c’est qu’elle est fermée. Donc à ce moment là, n’y en avait plus aucune en Belgique. Il me fallait me rendre à Lille pour l’échange des billets en vue d’avoir la place réservée aux  usagers en fauteuil roulant.

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Correction: « Ils ne peuvent pas non-plus être échangés à Bruxelles. « 

 

Pour des raisons pratiques, c’est en fauteuil roulant manuel et en voiture que le voyage vers Lille s’est fait. J’ai la chance d’avoir cet ami qui s’est rendu disponible pour m’y conduire pour l’échange des billets.

Nous étions là, face à cette dame qui nous informe qu’il n’y a pas de solutions à cette situation. A ce moment là, deux options s’offrent à moi. Accepter et aller à Milan en fauteuil roulant manuel, en dépendant constamment de ma sœur, pour qui le séjour n’aurait pas du tout été reposant, ou rester là et insister pour qu’une solution soit trouvée. J’ai choisi d’insister et la dame qui trouvait la situation insensée, a fait de son mieux pour trouver une solution. Et vous savez quoi?! La solution était au delà de nos attentes. Nous avions, non seulement, la place adaptée, mais en plus de cela, une réduction du prix des billets.

Rester à Paris ne tient qu’à un fil

C’est donc après l’obtention des billets attendus par « Accès Plus » qu’il m’a été possible de réserver l’assistance pour les voyages. Ouf! Après plus d’un mois, tout a été fait dans les temps. Nous pouvions enfin penser à ce qui serait fait à Milan, cette ville dont les habitants sont considérés, par certains, comme étant un peu superficiels. Ville également considérée, par d’autres, comme la moins représentative de ce qu’est l’Italie. Eh bien, après toutes ces émotions lors de l’organisation, j’avais plutôt hâte de savourer le séjour et la cuisine locale. Le reste m’importait peu.

Est arrivé le jour du départ… la journée commençait bien, l’infirmier est arrivé à temps. Par contre, l’assistance de métro pour accéder à Bruxelles-Midi était en retard, au point qu’alors que je me trouvais à la station de départ, vingts minutes avant ma sœur, elle a eu l’inquiétante surprise de m’y retrouver. En voyant ses yeux écarquillés, le stress enfouit, monte en moi. Nous décidons de rappeler le service d’assistance de la STIB et… hourra! Les assistants arrivent pendant la communication avec l’agent désagréable. Vite! Vite! L’appel se termine et nous voilà dans les lents ascenseurs, rendus lents volontairement par la STIB afin d’éviter qu’ils soient souvent utilisés. Vite, dans le métro! Pourvu qu’on trouve rapidement les ascenseurs de la Gare du Midi…

Les assistants pour le train sont au lieu de rendez-vous et l’embarquement s’est fait à temps. Ce n’était pas gagné… Nous nous préparons pour Paris. Pourquoi? Parce que nous devions descendre à Paris Nord et nous rendre à Paris Gare de Lyon pour la correspondance. Entre l’arrivée et le départ, nous avions exactement 1h. Ni plus, ni moins. La concentration devait donc être à son maximum pour éviter de perdre du temps. Le moyen de transport le plus rapide était le RER.

A Paris, les assistants pour descendre du train étaient là, nous leur avons demandé la direction à prendre pour accéder au RER. Après avoir pris des billets, nous nous dirigeons vers des agents qui nous informent que nous aurions dû réserver une assistance avant le trajet car il s’agissait de deux services différents etc., bref, je n’ai pas compris grand chose à leurs explications. Je faisais semblant d’écouter ces explications sur la procédure classique pour les français en fauteuils roulants. Ce qui m’intéressait à ce moment là, c’était les solutions qui s’offraient à nous pour pouvoir prendre le train vers Milan. Ils décident, finalement, d’introduire une demande et le trajet a pu être fait. Une fois à la gare de Lyon, les agents sont rapidement partis. Nous ignorions comment accéder à la partie internationale. L’heure tourne, aucun agent en vue et les passants ne savent pas nous renseigner. Au moment ou je commence à vivre ce voyage comme une torture, comme par magie, un agent apparaît et nous indique le chemin.

Nous voici dans la zone internationale où il nous faut trouver l’espace « Informations », pour l’assistance de train. La file n’est pas longue, mais les travailleurs semblent un peu distraits, ce qui rend le temps d’attente plus long. Arrive enfin notre tour, ils vérifient la réservation, nous font attendre et arrive enfin un monsieur nonchalant, sans rampe d’accès au train. Je me suis dit qu’il y avait sans doute une rampe sur le quai et qu’au point où nous en étions, plus rien n’était à craindre, nous aurions notre train. Eh bien, pas si sûr…

Lorsque nous nous sommes trouvés face au train, le monsieur dit « Oh… non… ». Nous le regardons et il nous explique qu’il s’attendait à me faire monter dans un train pour lequel la rampe qui se trouvait dans son bureau, n’était pas nécessaire. Nous n’en croyons pas nos oreilles. Sur ce quai se trouvait une de ses collègues à qui il explique la situation et tous deux discutent du fait qu’il sera impossible de me permettre de montrer dans ce train. Ma sœur, patiente, leur explique que nous venons de Bruxelles, essaie de mieux comprendre la situation et leur demande si il y a un autre train plus tard. Calmement et avec nonchalance, ils lui répondent que c’est le dernier du jour. A ces mots, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai subitement quitté la discussion et je roulais à toute vitesse vers la chef de train qui se trouvait loin devant à l’extrémité du train et s’apprêtait à lancer le départ. J’ai crié, comme si ma vie en dépendait pour l’interpeller. Ma sœur venait au loin, suivie des assistants. Me voyant me diriger vers elle, les yeux remplis d’espoir et désespoir en même temps, elle est venue vers moi. Ses collègues ont suivis. Je leur ai expliqué la situation, ils en ont été choqués, surtout qu’il s’agissait du dernier train vers Milan, et ont retardé le départ pour permettre à l’assistant d’aller chercher la rampe adéquate. Nous avons donc eu notre train.

Surprenante

Une fois à Porta Garibaldi Stazione, vers 22h30, il fallait faire la file pour un taxi adapté aux fauteuils roulants. L’un des rares taxi de ce genre nous est passé sous le nez. Nous voyant attendre là et sachant qu’il n’y a pas beaucoup de véhicules adaptés, des conducteurs ont pris de leur temps, à tour de rôle, et perdu des clients pour nous aider en appelant les compagnies de taxi pour un véhicule adapté, car s’exprimer en anglais était compliqué, l’italien était nécessaire. Dites-moi, comment ne pas aimer une ville dans laquelle les gens sont capables d’être aussi bons?

49589701_2222569421138966_2208187989912190976_nUn taxi est trouvé, nous n’avons qu’une hâte, manger et dormir. Ma sœur, qui a l’œil pour repérer les lieux où on peut trouver de quoi manger, a vu que non loin de l’hôtel, il y avait de quoi calmer nos estomacs. Et ce n’était pas du tout mauvais. Par contre, j’éviterai de me fier à l’emballage et au nom exotique d’une boisson pour me laisser tenter, parce que la boisson à base de « Chinotto » (dit avec un accent qui se voudrait italien) était vraiment particulière. Une fois, pas deux…

Le lendemain matin, il fait beau, nous nous lançons à la découverte de Milan. Nous découvrons que nous nous trouvons vraiment tout près de Porta Garibaldi Stazione, contrairement à notre impression, lors du trajet en taxi, la veille. Sillonner les rues de cette ville est très agréable… Un mélange réussi de moderne et d’ancien. Comme si le fait d’être sympathique ne suffisait pas, les gens, ici, semblent maîtriser l’élégance sans effort et en toute simplicité. La ville et la beauté des Milanais donne envie de faire partie des élégants. Les saisons idéales pour visiter Milan, si vous vous déplacez en fauteuil roulant, sont le printemps et l’été car il y a pas mal de lieux inaccessibles mais contrairement aux périodes froides, rester en terrasse durant ces deux saisons, fait qu’on ne réalise pas l’inaccessibilité des lieux. Il faisait si chaud lorsque nous y étions qu’accéder à l’intérieur de quelque lieu que ce soit était le second choix. Mais pour les locaux, les périodes froides ne doivent pas être vécues de manière aussi simple, en ce qui concerne l’accessibilité.

Au cours de nos nombreuses promenades, je remarque qu’à chaque passage de gens, il y a une odeur, la même ou sensiblement différente. Bien qu’elle soit agréable, je me demandais pourquoi cette odeur commune. Puis, est arrivé le soir ou nous avons assisté à un concert de musique classique en plein air, au Castello Sforzesco et j’ai compris pourquoi. Je n’avais jamais rencontré de moustiques aussi gros… vu leur taille, je ne peux parler que d’une rencontre. C’est l’odeur de citronnelle qui était présente à chaque coin de rue.

Avant d’arriver à Milan, « bien manger » était la plus grande motivation. Et, oh là là! Qu’est-ce que c’était bon… Le plus simple des repas était un régal. De 18h à 22h, c’est le moment de l’ »Aperitivo ». Moment durant lequel vous ne payez que vos boissons, mais avez accès à diverses choses à grignoter. Certains lieux proposent des amuse-bouches plus élaborés que d’autres. Cette ville est belle, ne dort pas, les gens y sont sympas et les rues sont accessibles. Que demander de plus?! Bon, si vous êtes en fauteuil roulant, le monte-charge de la station de métro qui permet d’accéder à Navigli, l’un des lieux les plus vivants de la ville, est assez effrayant à utiliser. Non seulement il s’agit d’un système assez archaïque, mais en plus l’assistant impatient, qui ne parle qu’italien, vous explique comment utiliser le matériel en utilisant un débit de parole que vous ne comprendrez que si vous avez un niveau de compréhension avancé. Monter les marches m’était moins effrayant que le fait de les descendre. Sous le regard interloqué de ma sœur, pendant qu’elle m’aidait en appuyant sur les boutons de la machine pour descendre, j’ai interpellé, ne me demandez pas dans quelle langue, un homme qui me semblait avoir des bras dans lesquels, cela ne m’aurait pas été dérangeant de tomber.

Le séjour à Milan était au delà de mes attentes. Je n’aurais pu mieux rêver, comme compagne de voyage, que ma sœur et amie.

Bonne semaine, prenez soin de vous et de ceux que vous aimez,

Petit Cyborg

 

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