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Retour à Vic, República Catalana

Revenir à Vic, petite ville du nord de la Catalogne, à la Bruel, dix ans après, avait une forte charge émotionnelle. En effet, comment ne pas se souvenir que la première visite avait tourné autour d’une petite mésaventure reprise il y a deux saisons dans ma sixième pièce de théâtre « Travel anecdotes ». Une histoire somme toute banale de frein à main mal serré (Pour les détails voir le blog de « l’historienne » Dominique Boy-Mottard à la date du 27 février 2009) mais qui, passée au filtre du talent de Frédérique Grégoire-Concas et Bernard Gaignier, fut le passage de la pièce où chaque soir le public riait le plus.

Bingo ! La machine à remonter le temps a fonctionné et nous avons retrouvé le lieu de l’aventure : la rue en pente légère, la place réservée, les containers- poubelles… notre masochisme n’ira quand même pas jusque’à rendre une visite de courtoisie à la maréchaussée !

Par contre, depuis la décennie précédente, l’atmosphère a beaucoup changée à Vic. C’est qu’ici nous sommes dans l’Osona une des régions de Catalogne les plus acquises à l’Indépendance. D’où les balcons décorés de drapeaux et surchargés de slogans. D’où les noms de rues siglés « República catalana ». D’où l’immense toile exigeant la libération des prisonniers politiques flottant comme une provocation sur la place Mayor.

Dans une telle ambiance, je ne me suis pas risqué à rappeler que les deux TD de mes étudiants LEA L3 ont voté, après débat, à la majorité des deux tiers contre l’indépendance de la Catalogne (il est vrai que la plupart apprennent le… castillan !). C’eut été une inutile provocation même si je peux mettre en avant ma qualité de supporter inconditionnel du Barça.

La turquie

J’ai également voyager en Turquie mais d’en un cadre moins Turquie. en effet, je suis allé rencontrer ma belle famille puisque marie de ma soeur est turque. J’ai pu ainsi réellement rentrer dans la culture turque contrairement à l’Italie ou je n’ai pas eu l’occasion de converser avec des italiens. Cela ma enrichit…

Où est le père fouettard

ramasse pipi la deh

Eh oui ma capitale, mon pays va mal sinon même très mal au regard de tous ces petits gestes inciviques çà et là qui finissent par être trop !!!!Alors à chaque fois que je vois une scène qui m’offusque je me demande mais où est le père fouettard ; qu’est-ce qu’il nous le faut !!! en pensant ce je pense à mes année collège à la sainte Marie de TOUNOUMA la sœur Adèle (DAGADJOU

Pharaon, mon royaume est de ce monde, de Christian Jacq

 

Amie Lectrice et Ami Lecteur, il peut arriver parfois que l’on soit obligé de se justifier, même en, ce blog personnel de chroniques de liberté libre, pour reprendre l’expression remarquable de Rimbaud…

Quand on me pose la question suivante : quel est le livre, l’auteur, ou le disque ou l’artiste que vous appréciez et/ou que vous détenez et pour lequel vous auriez si ce n’est un brin de honte ou de remords, en tous cas une nécessité d’explication argumentée, je réponds du tac au tac avec feu le chanteur Carlos et avec l’auteur Christian Jacq.

Carlos a chanté beaucoup de refrains sans relief, mais dont nous nous souvenons en permanence et il plaçait un moment de décalage et de gaieté dans la grisaille du quotidien et je conserve, en les réécoutant parfois, les standards de Señor Météo et de Papayou (il m’a fallu grandir pour comprendre les paroles coquines en sous-entendu…) sans me sentir en retrait du culturel sacralisé…

Christian Jacq est repéré comme un auteur facile, qui écrit trop fréquemment, qui ne soigne pas son style, qui raconte des histoires avec des méchants vite cernés.

Je comprends ces réactions mais je ne les partage pas.

Quand je lis Christian Jacq (et ma bibliothèque est pleine à craquer de ses ouvrages), j’ai le plaisir d’une lecture détente et d’évasion, et je me remémore mes promenades en bord de Nil de 1987 et 1997, ou mes lectures de livres d’Histoire de 6ème où je rêvais de me placer sur les traces d’Howard Carter et de Lord Carnavon, en redécouvrant les merveilles de la tombe de Toutankhamon dans la Vallée des Rois, comme en 1922 avec ses épigones.

Je défendrais Christian Jacq en permanence car il donne envie d’aller plus loin et de se plonger dans le fraternel, l’écoute introspective, le partage ou l’exigence de l’effort, valeurs cardinales qui consacrent la règle de Mâat, tellement rappelée par l’auteur en ses ouvrages, et la sagesse inspirée des textes hiéroglyphiques que l’auteur maîtrise totalement puisqu’il est lui-même docteur en égyptologie.

Et ce n’est pas sa propension à l’ésotérisme qui doit contraindre la lecture de ses romans, avec la perception qu’ils enfermeraient la pensée, en la réduisant au repérage que les textes anciens sont forcément des vérités…

On peut parfaitement lire une biographie de Christiane Desroches- Noblecourt (je l’ai fait souvent) en y puisant l’exégèse de la scientifique et apprécier aussi un roman de Christian Jacq, qui associera la fiction avec des analyses de conteur connaisseur qui cerne l’Égypte, à la fois dans ses richesses de patrimoines et de civilisations comme dans les préceptes des scribes et des transmissions d’Empires qui ont duré plus de 3000 ans, quand même…

Dissocier Christian Jacq du culturel ou de l’attractivité sur l’Égypte, en le comparant à un auteur de forfanterie et sans conscience ou rigueur intellectuelles, équivaut à dire que rencontrer Mickey à Disneyland empêcherait de se plonger dans Victor Hugo…

Je trouve ces types de raccourcis inconséquents et même je considère qu’ils sont incitateurs d’une culture de classe et d’expression d’une vérité du beau, de ce qui doit être référencé comme crédible culturellement de ce qui ne le serait pas.

Et comme je n’ai jamais aimé les princesses et princes du bon goût, qui de Télérama aux Inrockuptibles (notamment), décernent des palmes ou des croupières à ce qui est beau ou bon ou ne le serait pas, je vous recommande la lecture de ce dernier roman, dense et foisonnant et qui m’a comblé intellectuellement et m’a transporté en des rivages de dépaysement.

Christian Jacq se place dans le sillage du Pharaon Thoutmosis III, que l’on appellera plus tard Le Napoléon Égyptien, et le livre est écrit à la première personne, avec le Pharaon comme narrateur, ce qui renforce la proximité des confidences avec le lecteur.

J’ai aimé ce livre pour toute une panoplie de raisons :

  • Il montre un Pharaon qui ne voulait pas vraiment régner, mais qui savait que son rôle était déjà dicté ; il ne lui était pas simple de succéder à sa tante Hatchepsout qui s’est imposée comme une femme d’exception en bâtissant le temple merveilleux de Deir el Bahari, à Thèbes, consacré à la déesse Hathor et dont le plafond encore scintillant d’étoiles bleutées me revient encore en mémoire, plus de 30 ans après l’avoir parcouru à satiété…
  • Il présente un Pharaon qui aimait la lecture et l’étude assouvie des textes antiques et qui aurait rêvé de passer sa vie, en bibliothèque et en qualité de scribe ou de manieur de la règle de Thot, le Dieu à tête d’Ibis.
  • Il évoque la force intérieure d’un homme qui détestait la violence, mais qui a accompli plus d’une dizaine de campagnes militaires pour mettre au pas des protectorats entre Liban et Syrie actuelles, qui ne voulaient que renverser la civilisation Pharaonienne et s’emparer de ses richesses sacrées, au bénéfice d’individualités vénales…
  • Il raconte un homme amoureux fou d’une musicienne harpiste, qui deviendra sa grande épouse royale et qu’il associera dans la construction de son temple des milliers d’années, comme son égale et son inspiratrice, pour relier les espaces terrestres au monde céleste.
  • L’auteur sait magnifier cette relation intime et caractérise le féminisme d’avant-garde de cette civilisation où la compétence, la tonicité, la volonté se placent comme des vertus largement supérieures au droit d’aînesse.
  • Il transfigure un homme qui prend le temps aussi d’aller dans les temples, de peindre des hiéroglyphes, de s’inspirer des textes et préceptes de ses aïeux, avant de prendre une décision d’importance et de confectionner un herbier ou de concevoir un carnet de dessin de la flore et de la faune des paysages traversés, qui font encore autorité de nos jours…
  • Le livre associe des personnages d’appui du souverain, qui se méfie des amis faciles et des compliments d’allégeance et qui préfère les communications de celles et ceux qui ne prennent pas de gant, qui parlent des critiques du terrain et qui travaillent sans relâche pour le bien commun, et d’autres protagonistes, certainement un peu caricaturaux, qui présentent les traits de caractère de ceux qui ne pensent qu’au confort individuel, qui ne seront jamais solidaires et qui n’attendent de la vie que la satisfaction du temps direct, au bénéfice de leurs seuls intérêts…
  • Le livre parcourt l’Égypte, en toute son acception du Moyen-Orient actuel et même jusqu’aux confins de la Mésopotamie jusqu’à la Nubie, démontrant son étendue, ses pouvoirs, son inspiration et surtout la consécration de temples majestueux, sans cesse complétés et enrichis, pour saluer la grandeur des Dieux et surtout pour célébrer la nécessité d’un lien indéfectible avec un au-delà qui assure aux présents terrestres un vécu juste et apaisé, qui déteste les avidités personnelles  comme les attaques aux patrimoines comme à l’environnement. Quelle actualité que cette analyse !

Ce livre se place comme une émotion permanente, entre sagesse inspirée pour rappeler les essentiels et plaisirs de lecture dépaysante : on y retrouve la confraternité, l’écoute et la tolérance comme la volonté de se retrouver au bord du Nil pour déguster une perche avec les consécrations monumentales de pierre, en arrière-plan et à perte de vue.

Christian Jacq reste un parfait conteur et un auteur toujours à saluer.

Merci à mon Grand Fils Loïc, pour cette offrande de Noël dernier !

Éric

Blog Débredinages

Pharaon, mon royaume est de ce monde

Christian Jacq

XO Éditions