Séoul ~ 등잔 밑이 어둡다

Nous l'avons lu dans: (site Web original) ICI

Parce que les plus belles histoires d’amour commencent souvent par un début difficile…

Il est très difficile pour moi de donner mon ressenti sur la Corée, sur Séoul. On pourra toujours me demander pourquoi j’y suis allée, si je n’aimais pas.

Le problème n’était pas d’aimer ou non. Quand on écoute les expatriés, vous entendrez souvent un message pessimiste, une vision négative de la Corée, qui dans l’ensemble me parait être une vision plutôt précise. « Apprends à connaitre avant de dire que tu veux y vivre, es-tu déjà venu au moins ? Tu sais ce que c’est, la Corée ? » Pourquoi restent-ils ? Je ne sais pas, comme je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai cette envie d’y retourner qui me trotte dans la tête. Alors que franchement, le pays où je pourrais être vraiment heureuse est à 2h d’avion de chez moi.

Mais donc c’est peut-être bien ça le problème : j’aimais trop ?

J’avais une image bien précise de ce dont je m’attendais (et oui, c’est ça de regarder trop de dramas…). Je préparais ce voyage depuis des années. Et qu’elles soient bonnes ou mauvaises, j’ai vécu ces expériences et je ne le regrette pas…

La Corée est pour moi un pays de contrastes… Tu peux passer du blanc au noir en 2 minutes. C’est un pays de mystères, que je n’arrive pas à comprendre. C’est un pays où tu passes de la ville moderne à une autre époque juste en traversant une rue. D’une ville développée et riche à un quartier aux murs décrépis, qui te ferait plus penser à un quartier pauvre (sans offense…). Aux rues remplis de boutiques dans lesquelles on consomme à tout va, pour voir ensuite des pauvres grands-mères assises au sol pour vendre leurs légumes ou encore courbées en portant des sacs plus lourds qu’elles. Où l’on peut te faire comprendre que tu n’as rien à faire là et en même temps trouver des gens prêts à s’arrêter pour te proposer leur parapluie pendant la mousson, t’aider quand tu es perdu dans le métro ou encore passer 30 minutes pour t’aider à trouver ce que tu cherches.

C’est en même temps un pays très diversifié, de la nourriture trop piquante et atypique aux meilleurs plats que j’ai goûté, aux couleurs sombres et triste de la fin d’hiver à un soleil et des couleurs éclatantes comme je n’ai jamais vu avant, du respect, de la sécurité, vivant. C’est le calme, la sérénité mélangé à la rapidité, aux musiques et les voix expressives.

C’est le pays de la démesure, de la grandeur, il est facile de se perdre dans ces rues. Même si cela reste un énorme plaisir de voir toute cette vie, un peu bruyante, au fil des chemins. Il y aura toujours quelque chose de nouveau à découvrir et vous n’aurez jamais assez de temps pour tout connaître. Je n’en ai pas eu le temps, et voilà pourquoi je suis au moins certaines d’une chose : ma « relation » avec la Corée est loin d’être terminée.

 

Les commentaires sont fermés.