Le Mont Fuji, le cœur du Japon

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Ah le Mont Fuji… L’une des plus célèbres merveilles naturelles du Japon, et du monde ! Tout le monde sait où il se trouve, tout le monde sait à quoi il ressemble, mais peu de personnes ont eu la chance de l’approcher, ou de l’escalader. Lors de mon voyage au Japon, c’était mon deuxième stop, entre Tokyo et Kyoto. J’y suis resté trois jours, mais malheureusement le temps n’était pas vraiment au beau fixe, ce qui a limité les activités que j’ai pu y faire.

Un peu d’histoire

Le Mont Fuji, avec ses 3776 mètres d’altitude, est le plus haut du Japon. C’est également un volcan, considéré comme toujours actif, et qui a connu plusieurs éruptions durant son histoire, dont la dernière remonte à 1707. De part sa forme, et sa symétrie, le Mont Fuji est l’un des éléments les plus représentatifs du Japon et de la culture du pays. C’est un véritable symbole, qui a influencé à la fois les poètes et les peintres du monde entier, et pas seulement japonais.

Le Mont Fuji est également un important centre religieux, une montagne sacrée, et ce depuis le VIIème siècle de notre ère. Dans le Shintoïsme, la montagne serait la demeure de divinités, tandis que dans le Bouddhisme, on vénère sa forme, qui semble rappeler le bouton blanc et les huit pétales de la fleur de lotus. Il faut savoir que, jusqu’en 1872, son ascension était interdite pour les femmes, qui devaient alors attendre le retour des maris et des fils, dans une petite chapelle mise à leur disposition. Afin de vénérer les nombreuses divinités des différentes religions, plusieurs sanctuaires ont été bâtis sur ou aux pieds du mont Fuji et de nombreux torii (les portails traditionnels japonais) jalonnent le parcours afin de marquer les limites de l’enceinte sacrée. Des confréries s’y sont établies depuis le XVIIème siècle afin de vénérer la montagne et d’y organiser des pèlerinages à l’instar de Hasegawa Takematsu en 1630.

Le Mont Fuji

Carte de la région du Mont Fuji

Ma découverte du Mont Fuji

Pour pouvoir aller au Mont Fuji, j’ai dû prendre le bus depuis Tokyo, vers la fin de matinée. C’était le moyen de transport le moins cher, compte tenu de mon budget assez limité. J’ai ainsi pu tester les bus japonais. Plusieurs remarques à ce sujet : les bus sont très confortables, avec le wifi, et surtout réglés comme des horloges, nous sommes partis de Tokyo presque à la seconde près.

Le trajet a duré deux heures, et les paysages urbains, qui d’abord semblaient s’étendre à l’infini, ont finalement laissé la place aux montagnes, aux forêts et à la campagne. C’était la découverte d’un autre Japon, plus traditionnel, rural, hors du temps, à l’opposé du Japon des villes. Je suis finalement arrivé dans la petite ville de Kawaguchiko, au pied de la montagne, en début d’après-midi. Le temps de poser mes affaires à l’auberge de jeunesse, de manger un peu, et je suis parti à la découverte de cette petite ville. Kawaguchiko est vraiment à l’opposé de Tokyo. C’est une petite ville de campagne tranquille, presque sans immeubles, seulement des maisons, assez espacées pour avoir un jardin. C’est une ville tranquille, et je n’ai pas croisé beaucoup d’habitants, même dans le centre. A titre de comparaison, passer de Tokyo à Kawaguchiko, c’est comme quitter Paris pour une petite ville de province de dix milles habitants, ce sont deux univers complètement différents. En soit, elle n’a pas beaucoup d’intérêt, mais offre une superbe vue sur le Mont Fuji, visible de partout dans la ville. J’ai décidé de rester de rester trois jours et trois nuits sur place, le temps de faire un maximum d’activités, et partir le quatrième.

J’ai donc commencé les choses sérieuses le lendemain. Mon objectif était d’escalader le Mont Fuji. Mais malheureusement, la majeure partie de la montagne était dans le brouillard ce jour-là. J’ai donc changé mes plans, et j’ai loué un vélo à l’accueil de l’auberge de jeunesse pour la journée, afin d’explorer les environs. J’ai donc passer la journée à faire du vélo. J’ai particulièrement fait le tour de plusieurs lacs, ce qui m’a permis de découvrir de nouveaux paysages, et surtout de découvrir le mode de vie des Japonais de la région. J’ai eu l’occasion de parler avec quelques uns d’entres eux, qui étaient très content de discuter avec un étranger. J’ai notamment fait le tour des lacs Kawaguchi, le plus grand, et du lac Sai, tout deux situés au nord du Mont Fuji. Le soir, en rentrant, d’autres voyageurs de l’auberge de jeunesse m’ont invité à aller manger au restaurant avec eux, et j’ai bien sûr accepté

Le Mont Fuji

Le Mont Fuji dans la brume, vue depuis le lac Kawaguchi

Le lendemain, alors que j’étais déterminé à faire l’ascension du Mont Fuji, les éléments étaient contre moi. Il a plu toute la journée, parfois si fort qu’il était presque impossible de sortir de l’auberge de jeunesse. J’ai donc passé la journée avec les voyageurs rencontrés la veille à discuter et à jouer à des jeux de société.

Le troisième jour, celui de mon départ, la pluie a laissé la place à un grand soleil, mais trop tard. Je n’avais pas le temps de faire l’ascension de la montagne, mon bus pour Kyoto était en début d’après-midi. A la place, j’ai donc loué à nouveau un vélo, et je suis aller visiter des petits temples non loin de la ville. J’ai également pu prendre de belles photos du Mont Fuji, il fallait au moins ça en lot de compensation !

Au final, je garde un bon souvenir de mon séjour au pied du Mont Fuji. Les paysages sont superbes, les balades à vélo divertissantes et intéressantes, et les gens sont très sympathiques. Mais je reste tout de même sur ma faim. J’aurai beaucoup aimé escalader la montagne, mais le temps m’en a empêché. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois !

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