Croquis d’une capitale improbable.

Nous l'avons lu dans: (site Web original) ICI

La Paz : grouillante, colorée jusqu’à aveugler, tuméfiée de gaz d’échappements. Une sorte de Quito indisciplinée ; les rues montent et descendent comme aléatoirement, bouchées de voitures de voitures et de minibus, éraillées de klaxons.

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Ici, le piéton est toléré seulement : aux rares feux (souvent grillés), il est matérialisé en bonhomme qui court : gare ! De fait, il n’a à certains endroits que vingt secondes pour slalomer entre les voitures arrêtées sur ce qui fait office de passage et celles qui passent quand même.

Ville très indienne, même si on croise de jeunes métis fringants dans de beaux costumes ou de jolis tailleurs. Des laissés pour compte, aussi : à chaque coin de rue, de pauvres hères, de tout âge, tout sexe, toute origine. Peut-être plus encore que dans les autres grandes villes sud-américaines que je connais.

 

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Mais La Paz, génétiquement indienne, n’a pas la moiteur criarde de la caribéenne Guayaquil, qui n’a pas réussi à me séduire malgré ma persistance. Ici, à la Paz, je me sens plus à l’aise, ma présence sonne moins faux – même si à 20h00, le réceptionniste de notre hôtel préfère héler un taxi plutôt que de nous laisser parcourir 800 mètres à pieds à la nuit tombée.

Ce n’est pas non plus la froideur brumeuse de Lima, l’absurde capitale où jamais ne se lève le soleil. Non, c’est l’étrange marmite où bouillonne l’indomptable liberté indigène dans les fumigènes d’une circulation de jungle : incontrôlée/incontrôlable. Je n’y demeurerais pas une semaine, mais l’expérience est intéressante, si ce n’est séduisante.

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