Archive pour la catégorie ‘Non classé’

On Ze Road Again (nomadisme et Zik).

La saison du Voyage va bientôt reprendre. Déjà les Zozios virevoltent dans mes Zoreilles au réveil.

Je me tâte, je traîne la patte, mais d’ici quelques semaines, c’est dans la Boîte ! Pas de destination verrouillée ni de durée limitée. Un matelas, quatre roues, et « on ze road again ». France, Espagne, et quelques patelins portuaires que j’affectionne.

L’air, la mer et les petites galères.

Au-delà de la propagande mondialiste qui conditionne les cerveaux Instagrammés à vivre dans des appart’ de conserve façon « Van Life Style » : l’existence façon nomade quelques mois sur l’année est une manière de sortir de ma grotte, de déconnecter mon Moi-Confortable pour mettre à l’épreuve mon Moi-Sauvage !

Ihaaaaaaa.

Croisière sur le Nil – Edfou et Kom Ombo

Après une longue et bonne nuit de sommeil, nous sommes tous d’attaque pour cette nouvelle journée de visites. Temps très gris en début de journée, le soleil est sorti un peu plus tard mais les nuages sont restés présents.

En matinée, nous montons quatre par quatre dans les calèches qui nous déposent devant le temple d’Horus à Edfou.


Temple d’Horus à Edfou

Ici aussi il y a des gilets jaunes ! En l’occurrence des conducteurs de calèches.

Retour en calèche sur le bateau après la visite pour déjeuner.

Nous appareillons en début d’après-midi pour rejoindre Kom Ombo dont nous devons découvrir le temple en fin d’après-midi. Il fait assez frais sur le pont, du coup c’est de la fenêtre de ma cabine que j’admire le paysage tout en bouquinant.

Finalement c’est avec une heure de retard que notre bateau s’arrime sur le quai, la visite du temple se fait donc de nuit.


Temple de Kom Ombo

Mauvaise surprise, en moins de deux jours j’ai déjà épuisé mon forfait internet du bateau, c’est les photos qui pèsent lourd. Première fois que cela m’arrive en voyage ! Ici ils ne sont pas généreux avec les gigas ! Je vais donc être plus avare de photos…

J’ai testé le all-in pour la première fois et j’ai détesté

Pour la première fois, je me suis rendue en resort all-in aux Iles Canaries (à Fuerteventura pour être plus précis) pour mes vacances. Attention, la notion de première fois ne s’associe pas au Canaries mais bien au fait d’aller en all-in. Je suis de celles qui aiment partir à l’aventure (somme toute relative), découvrir des cultures, s’abreuver de savoirs, de découvertes, d’émerveillement. Je suis également de ceux qui critiquent haut et fort les gens qui partent en all-in. Cette expérience m’a enfin donné la légitimité de le faire sans me baser sur des on-dits ou des croyances. Je l’ai vécu, j’ai détesté et, plus que jamais, je renonce à comprendre l’intérêt de ce genre de vacances si l’on n’est pas jeunes parents ou vieux retraités. Et encore…

 

On s’emmerde s’ennuie

Faut pas se mentir, le all-in, c’est chiant. Et si l’on est habitué à voyager pour découvrir, apprendre, bouger, clairement le all-in c’est pas fait pour vous. J’avais beau croire que c’était ce dont j’avais besoin : du soleil, un livre et un transat. En fait non. Enfin soyons un peu mesuré et nuançons le propos : non je n’avais pas besoin QUE de ça. J’aurais finalement préféré des vacances (au soleil, condition sinequanon à ces vacances en hiver) qui me permettent de découvrir des choses mais aussi de me reposer. A la place, j’ai eu des vacances ‘reposantes’ qui ne m’ont pas reposées.

87447558_797699834075470_5145836974883471360_n

Parce que j’ai besoin d’utiliser mes neurones pour vraiment me décrasser de la routine de ma vie à Bruxelles, j’aurais peut-être dû réserver des vacances qui me correspondaient plus.

Aucun regret cependant, puisque maintenant je sais de quoi je parle et ce que je critique.

 

On est infantilisé et abruti

Une des choses qui m’a le plus horripilée c’est la manière dont les gentils organisateurs te parlent. Tu as soudainement 5 ans et demi et il faut tout t’expliquer en te parlant doucement et avec des mots simples et de manière enjouée. « Non merci, je n’ai pas envie d’aller chanter des chansons de beaufs en regardant un mec avec un chapeau soleil qui fait de la sangria. Non, inutile d’insister.« 

Nous avions vu qu’un cours de tir à l’arc était proposé, grande joie! Vous voyez le truc venir, vous qui connaissez le monde étrange du all-in : deux arcs pour tout le monde, des vieux qui ne savent pas tenir ledit arc, une attente interminable pour que la flèche soit lancée et un tonnerre d’applaudissement et de bravos tonitruants quand la flèche se plantent au niveau ‘zéro point’ de la cible. Et puis une petite chanson parce que ça manquait depuis la sangria.

87391489_1070446936648896_5669606308190355456_n

Même les alentours étaient désespérément inutiles. La plage, le long d’une chemin, le long d’une grand route où tous les résidents des all-in alentours se retrouvent à marcher comme des robots vers une destination inconnue (puisqu’elle n’existe pas) et qui se retournent après 3 km pour repartir dans l’autre sens, sur le même chemin, le long de la même route, à côté de la même plage. Et qui referont la même chose le lendemain.

 

Le monde, on s’en fiche?

Si encore ce n’était que ça, au final, les gens font ce qu’ils veulent. Si ça leur plait qu’on leur chante les sardines et se dandinant pendant qu’ils mangent, et alors? Si ça leur plait de se lever pour aller manger, puis aller à la piscine jusqu’à l’heure du lunch, puis aller à la piscine jusqu’à l’heure de l’apéro au bar, puis aller au resto pour manger et finir par le spectacle des GO qui n’ont aucun talent artistique et qu’on pourrait imaginer en train de pleurer derrière leur masque de Zorro, Mickey ou napoléon. Et alors? Si s’asseoir sur le même transat et croire qu’on a visité la Thaïlande, le Mexique et les Baléares depuis ce transat, et alors? Tant mieux pour eux!

Deux choses me dérangent vraiment dans ce concept. Tout d’abord, le fait qu’on est probablement la première et dernière génération humaine (de tous les temps, soyons clairs) qui avons la chance de pouvoir voyager dans le monde entier, facilement, rapidement et pas trop cher. Que des jeunes sans enfants, ni contraintes physiques gaspillent cette chance en allant s’asseoir sur un transat (et dépenser énormément d’argent en plus pour ça) absolument identique à un autre transat à l’autre bout du monde; cela me dépasse. Une seule question : pourquoi? Allez en all-in dans le pays un peu ensoleillé à côté de chez vous si c’est vraiment votre trip, ne gaspillez pas votre argent et les ressources de la planète pour aller jusqu’en République Dominicaine faire ce que vous pouvez faire en Espagne.

 

Et l’écologie, parlons-en!

Deuxième et principal problème que ce concept me pose : l’écologie! Combien cela coûte-t-il en CO2 de vous rendre si loin pour ‘rien’? Que fait-on des dizaines de kilos de bouffe qui ne sont pas ingérée chaque jour (puisque les menus changent à chaque repas)? Combien d’eau gaspillée pour toutes ces piscines, ces pelouses qui doivent être vertes au milieu du désert, ces endroits qui doivent briller, ces draps et serviettes de bain qui doivent être lavés et changés parfois tous les jours au bon plaisir du client?

En arrivant en avion, on a longé l’île. Le décors était incroyable mais m’a tout de suite mise mal à l’aise : un désert avec quelques oasis vertes de différents all-in.

Comment, aujourd’hui, peut-on justifier ce genre de vacances?

Vous l’aurez compris, ces vacances n’étaient pas les plus agréables ni les plus reposantes que j’ai vécues bien que Fuerteventura, l’île sur laquelle j’ai passé 5 jours est un décors absolument incroyable, un désert sublime, un calme incroyable. Ces vacances auraient pu beaucoup m’apporter mais, à défaut d’avoir été riches, elles resteront inoubliables (dans le mauvais sens du terme).

La spirale du noir et du blanc…

La spirale du noir et du blanc…

Ombre portée, le jardin des Biehn, gildalliere, Fès, Maroc, 2020
Photo/Gilles Dalliere/Le jardin des Biehn/Fès/Maroc

Le monde est une fenêtre et l’insondable silence tourné vers l’intérieur vient d’une autre vie, d’un autre monde. Elle est là, la favorite. Elle a quitté le lit creusé du jardin qui l’entoure. Elle se cache sous mes yeux, m’observe, me blesse quand le soleil s’en mêle. Le vent respire son parfum de fleur d’oranger. Il traverse le rêve. Accompagne jusqu’au bout la musique en spirale du noir et du blanc sublimé.