A Buenos Aires

Nous l'avons lu dans: (site Web original) ICI

Un moment difficile arrive toujours lorsqu’on rentre d’une vadrouille un peu plus prolongée que les autres… Par où commencer pour tout raconter ? Déjà, en triant plus de 400 photos, entre Buenos Aires, les missions jésuites et les chutes d’Iguazu. Puis en essayant d’en sélectionner une belle partie… Et se rappeler de toutes les belles choses vues, sans plus vouloir rien sortir du lot. Néanmoins, pas sur que vous ayez envie de vous farcir 200 photos des chutes par exemples (quoi que vous avez tord, ça vaut le mitraillage en règle).

Alors, je commence par où pour vous parler de la capitale ? Les rues de Buenos Aires, qui changent de visage à chaque carrefour, un immeuble quasi parisien, mélangé à un esprit colonial à quelques vieilles maisons. Un tag sur les murs dans l’ancien quartier riche, déserté pendant une épidémie de fièvre jaune il y a un siècle, et aujourd’hui peuplé de familles populaires qui façonnent l’endroit tout à fait autrement.

Quartier de San Telmo - Buenos Aires

Quartier de San Telmo – Buenos Aires

Quartier de San Telmo - Buenos Aires

Quartier de San Telmo – Buenos Aires

Ou bien un spectacle de tango acrobatique, modernisation d’une danse historique et triste, qui appartient pourtant aux passé pour les argentins, tout en continuant à ravir les touristes.

La rencontre avec un immigré français qui a bien décidé de ne plus rentrer dans son pays d’origine, se trouvant bien plus à l’aise dans les combines locales, mais aussi à travers la simplicité des gens, leur ouverture et leur curiosité qui, il est vrai, est un plaisir renouvelé.

La Librairie d'Avila, qui se vante d'être une référence sur le tango, sur la ville et sur la culture Gaucha

La Librairie d’Avila, qui se vante d’être une référence sur le tango, sur la ville et sur la culture Gaucha

Dans les rues de Buenos Aires

Dans les rues de Buenos Aires

Une auberge qui ressemble aux vielles maisons argentine, arrangée autour d’un patio qui fait office de puits de lumière et rythmée par les matés de la propriétaire des lieux.

Quelques bons restaus aussi, qui changent un peu de l’asado traditionnel et des milanesas. Sans parler de l’une des plus belles librairies du monde, située dans un ancien théâtre à l’italienne, et où les rayonnages s’étalent dans les balcons, et jusque sur la scène.

La visite du parlement argentin, à deux (il semble que les argentins n’ont pas le tuyau que le coeur de leur démocratie est ouvert à tous, en visite guidée, et gratuit), qui a des petits airs de Rome. Celle de la cathédrale de la ville qui abrite le tombeau de San Martin, pourfendeur de l’indépendance de l’Amérique latine face à la couronne Argentine.

Le tombeau de San Martin

Le tombeau de San Martin

Le plafond du parlement argentin

Le plafond du parlement argentin

Ou bien encore le musée des beaux arts, qui nous ramène à la maison, avec ses nombreuses toiles de l’école de Barbizon… Celui du Bicentenaire de l’indépendance, qui relève des images impressionnantes des différentes dictatures, des disparus, de la crise de 2001 mais aussi d’autres moments clés de l’histoire du pays (parfois un peu orientés certes, on voit au passage que l’histoire n’est jamais neutre).

Sur la place de mai : les Malouines (et les victimes du conflits avec la Grande Bretagne) continuent d'être un sujet brulant pour les Argentins

Sur la place de mai : les Malouines (et les victimes du conflits avec la Grande Bretagne) continuent d’être un sujet brulant pour les Argentins

Sans oublier une petite incursion en pays Uruguayen pour une journée, histoire de voir l’un des village coloniaux les mieux conservés du coin et de sortir des dollars pour financer la suite de nos folies touristiques. En Uruguay, on choisit entre des pesos et des dollars à la banque, ça fait drôle. De manière général, ce petit village un peu vide hors saison touristique a un véritable charme. En venant de terminer L’amour au temps du choléra, que je conseille à tous au passage, j’avais vraiment l’impression de me retrouver dans l’univers de ces villes coloniales des caraïbes que décrit si bien Garcia Marquez…

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Colonia - Uruguay

Colonia – Uruguay

Pour conclure, j’ai passé 4 jours bien chargés et riches en émotions a Buenos Aires. Malgré un temps parfois incertain, c’est toujours impressionnant de visiter le véritable coeur de l’Argentine (90 % de ses habitants, 3 % du territoire, c’est ce qu’on appelle de la centralisation). On sent que la ville est largement tournée vers l’Europe, tant par son architecture que par l’apparence de sa population. Néanmoins, elle tient d’un mélange que nous ne connaissons pas vraiment sur le vieux continent, et c’est ce qui m’a plu là bas. Il nous reste encore à expérimenter ce qu’est un weekend. Mais ce sera pour le prochain voyage, car nos pas nous ont plutôt dirigé vers la province de Missiones, au nord. En attendant d’en lire plus, je vous propose de voir ou revoir le film The Mission, palme d’or, qui raconte l’évangélisation du territoire, et les luttes de pouvoir qui en ont découlé. De quoi revoir ce que les jésuites ont pu faire pour mettre en rogne la couronne d ‘Espagne et entrer en disgrâce … jusqu’à revenir en lumière aujourd’hui jusque dans les plus hautes institutions de l’Eglise et du Vatican.

Je vous laisse profiter des photos, n’hésitez pas à cliquer dessus pour les agrandir et je continue bientôt…

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